Chaîne de l'Obiou

Lieux des concerts du Festival des Nuits Musicales de Corps

Église Saint-Pierre de Corps

Le festival des Nuits Musicales de Corps se déroule dans une petite commune du sud-est de la France, à la frontière entre le département de l’Isère et celui des Hautes-Alpes. Situé à 40 km au nord de Gap et 70 km au sud de Grenoble, Corps est entouré de hautes montagnes, dont l’Obiou (point culminant du massif du Dévoluy) qui surplombe le lac du Sautet.

Village pittoresque et vivant, Corps bénéficie d’un patrimoine touristique et historique exceptionnel. Rappelons que Napoléon 1er, en revenant de l'île d'Elbe, a logé dans une maison de Corps du 6 au 7 mars 1815.

Au cœur du village s'impose l'église Saint-Pierre avec son clocher robuste de style gothique. C'est dans cette église que la plupart des concerts ont lieu.

Construite en 1654 sur l'emplacement d’un prieuré bâti en 1212 par des moines bénédictins de Marseille (il en subsiste le porche d’entrée face à l’Eglise), l'église aurait pour fondateur saint Eldrade. L’abside circulaire, très dépouillée, est éclairée par une rangée de hauts vitraux dont l’un d’eux représente saint Eldrade. Un autre vitrail du saint, plus moderne, se trouve à gauche en entrant dans l’église, et une statue de saint Eldrade se dresse sur la place de la médiathèque

Mais qui est saint Eldrade ? Gérard Cardin retrace pour nous sa vie :

"Eldrad serait né en 781 ou 784 à Ambel, petit village du canton de Corps au confluent du Drac et de la Souloise, d’un père capitaine Burgonde nommé Ardradus et d’une femme prénommée Leodda : ils lui donnent le nom Burgonde de Heldrad (héros prudent).

Devenu jeune adulte, il se dépouille de tout et s’engage sur les chemins de la foi. Il fonde l’église d’Ambel, vraisemblablement l’église Saint-Pierre de Corps et l’église de Monestier d’Ambel avec un petit prieuré pour accueillir les voyageurs, et les infirmes et malades.

Vers les années 814, il choisit la vie monastique et part à la recherche d’un lieu de prières qui lui convienne, en Provence, et il arrive début 815 à l’abbaye de Novalèse (près de Suse en Italie) où il est accueilli par l’abbé Amblulfe. Il est ordonné prêtre le 29 septembre 815, et en 834, à l’unanimité des moines, il est élu abbé de l’Abbaye de Novalèse où il restera jusqu’à sa mort le 13 mars 875, à l’âge de 94 ans.

Il a fondé également Monestier-les-Bains (Hautes Alpes) pour secourir les voyageurs qui passaient par le Lautaret et Briançon pour se rendre en Italie. Il fut un personnage important de son époque : il édite une correspondance avec Florus de Lyon, diacre théologien important de l’école lyonnaise, à qui il demande (suivant en cela les recommandations de Charlemagne) la correction du Psautier (recueil de psaumes) : en effet, suite aux copies successives de celui-ci, au cours des siècles, par les moines, il était très déformé.

Au pied du col du Mont Cenis, côté italien, il faut visiter l’Abbaye de Novalèse : une chapelle romane du XIe siècle, est décorée de multiples fresques relatant la vie de saint Eldrad, dont une représentant saint Eldrad travaillant la terre d’Ambel, au pied du château. Enfin, il faut également visiter l’église paroissiale où se trouve exposée une magnifique châsse des XIIe–XIIIe siècles en argent." 

Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Mens

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Le village de Mens a connu une histoire longue et mouvementée. Mens s'appelait d’abord "Forum Neronis", nom donné au bourg par les Romains.

 Au Ve siècle, quelques chrétiens orientaux, chassés de l’Empire romain d’Orient vinrent trouver refuge au Forum Neronis apportant avec eux les reliques d’un saint martyr — Saint Mens —, pour lesquelles un tombeau fut édifié. Des miracles se produisirent sur ce tombeau, faisant affluer les pèlerins au Forum Neronis qui prit alors le nom de « Saint-Mens ». Au XIIe siècle une église sera alors bâtie au-dessus du tombeau de Saint-Mens.

La population du Trièves s'est petit à petit formée de descendants des Vaudois, Albigeois et Lombards, qui adhérèrent très tôt au mouvement de la Réforme. Dès le début du XVIe siècle le nom de Saint-Mens est abandonné pour devenir « Mens » qui devient un centre calviniste et le premier temple est construit en 1561.

eglise_mens-1_250_01L'église Notre-Dame de l’Assomption de Mens, inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 19 mai 1987, a été bâtie aux XIe et XIIe siècles et modifiée au XIXe siècle. Elle serait l'œuvre des Chevaliers du Temple de Jérusalem, moines soldats, qui vinrent s'installer à Mens vers le Xe siècle et élevèrent l’église au-dessus du tombeau de saint Mens.

 Sur la face Nord, la présence d'une meurtrière et d'un mur construit en petit appareil permet de situer ses origines aux environs de l'an mille, c'est-à-dire dans le Haut Moyen-Âge. En 1150, les Templiers installent une commanderie à Mens et aménagent par la suite l'église qu'ils allongent. Ils la couvrent de voûtes de pierre, maintenues par des croisées d'ogives et appuyées sur des colonnes engagées, contenues à l'extérieur par des contreforts encastrés dans les murs. Le portail, du plus pur style roman, pourrait remonter au XIIe siècle.

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A la fin du xιxe siècle, on modernise l’église en perçant des fenêtres et en la dotant d'un transept. Sur le mur, côté Sud, un cadran solaire datant de 1833 a été récemment restauré. Il porte cette inscription en latin : "PEREUNT SED IMPUTANTUR" : "Elles passent (les heures) mais sont portées en compte".




Église Notre-Dame-de-l'Assomption de La Mure

eglise_de_la_mure_250« La Mure » : les dernières études montrent que l’étymologie de « Mure » viendrait de la racine pré-celtique « Mor, Mur » signifiant « morceau de pierre » ou « butte rocheuse ». C’est aussi le nom de la colline rocheuse sur laquelle était bâti le premier château delphinal. Il est dit en effet dans l’Inventaire des Biens du Dauphin (1339) que le château était construit « sur la colline qui a donné son nom à la ville. L’explication du nom de la ville est donc très ancienne.

Petite ville de moyenne montagne, La Mure est la commune-centre du Plateau Matheysin. Située à 890 m d’altitude, elle est un carrefour entre les vallées de l'Oisans et du Trièves ainsi que de la RN 85 reliant Grenoble à Gap. Localité gallo-romaine puis cité du Dauphin au Moyen-Âge, la capitale de la Matheysine est assiégée lors des guerres de Religion en 1580. Reconstruite au XVIe siècle, La Mure devient un bourg important animé par le commerce, l’artisanat et l’agriculture. A la fin du XIXe siècle, le village devient ville grâce à de nouveaux monuments et à l’arrivée du chemin de fer.

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L’exploitation des mines de charbon assure le développement démographique de la ville jusque dans les années 1960.

« Matheysine » : ce mot est issu de la lente déformation du terme « Matacena », composé de la racine latine « Matta/Mata » qui signifie « humide » et pré-latine « Cena », signifiant le « haut plateau ». Ce terme désigne donc un plateau élevé, riche en eau… correspondant bien à la réalité que nous connaissons encore aujourd’hui.



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L'église Notre-Dame de l'Assomption est la plus grande église du sud Isère avec le sanctuaire de La Salette, deux œuvres d'Alfred Berruyer. L'église consacrée en 1901, après 14 ans de travaux, est repeinte en 2002 aux couleurs mariales : bleu et blanc ; l'intérieur conserve un mobilier de facture régionale (autels, vitraux).

La lampe de mineur à gauche du chœur abrite la flamme du Saint-Esprit. Saint Pierre-Julien Eymard – saint patron de la paroisse – est représenté sous forme de statue et de vitrail.

Le fragile clocher en ciment moulé, menaçant l’église et le quartier, a du être démonté en 2010 pour laisser la place à une installation provisoire.